Prog 14/09

Samedi

18h00 ARASH SARKECHIK

Multi instrumentiste et chanteur, formé à la musique classique comme au jazz, Arash Sarkechik est un musicien du vingt-et-unième siècle. Epaulé par le producteur et oudiste, Smadj, il délivre un premier album de chansons lumineuses, personnelles et émouvantes. C’est un reflet fidèle des mille voyages musicaux d’Arash, mais qui ne tombe pas dans la collection de trophées ni l’énumération de savoir. Par touche discrète l’Orient et le blues dialoguent amoureusement et ouvrent des voies inexplorées. Sur scène Arash accueille le public comme à la maison en chantant aux creux des oreilles des spectateurs et dépeint les récits imagés qui ouvrent la voie à ses chansons poétiques. Elles racontent le monde troublé d’aujourd’hui mais sans s’apitoyer sur ses détails, elles prennent une hauteur poétique, un recul philosophique et parfois un détour intimiste. Mais on y découvre surtout un auteur interprète inspiré et inspirant.

19h30 PAÏAKA

Créé en 2010, PAÏAKA regroupe 8 musiciens et propose un reggae-roots cuivré. En 6 ans, le groupe s’est déjà produit lors de plus de 200 concerts, en France et à l’étranger, en compagnie d’artistes prestigieux tels que Ziggy Marley, Alpha Blondy, Clinton Fearon, The Abyssinians ou Alborosie et ce sur les plus grandes scènes européennes (Rototom Sunsplash, Reggae Sun Ska…).En janvier 2015, le groupe a sorti son premier album Alive Anyway, dansant, chaleureux et mûri au gré des concerts et des rencontres. S’en suit une tournée de plusieurs mois à travers la France et un travail en parallèle sur un remixe de l’album.

21h10 LE Ré GRAVE

Le Ré Grave

Il joue fort, fier, franc, furieux, effraye et fraye un chemin vers un avenir radieux. Peuplée de saxophones endurcis, d’hélicon et tubas à inertie, d’un accordéon agguéri, d’un batteur assit, d’un trombone dégourdi, d’une guitare raccourcie, et d’une chanteuse affranchie … La fanfare déboulle, déambule et déballe ses airs plébéiens aux balcons des citoyens.

L’heure est Grave

Le groupe sans chef vous chante de son échaufaud une série de chants de lutte, à la fois didactique, burlesque, déjanté et iconoclaste. Notre engagement politico-musical peut ne pas plaire à certains esprits anxieux et conservateurs. Nous leur préconisons de rester devant TF1, l’Auto Journal, le Figaro, Gala et autres lobotomiseurs de consommateurs. Notre fanfare en grève parle d’un sujet grave aux braves gens et coupe la grappe avant que la situation de s’aggrave. Venez retrouver le Ré Grave dans vos rues, venez chanter, danser, vous ne serez pas déçu !

22h00 THE BONGO HOP

Avec Satingarona pt. 2, The Bongo Hop tient, deux ans après un premier album unanimement salué, les promesses d’un prédécesseur qui avait posé un regard neuf sur les métissages afro-caribéens. Toujours accompagné de sa complice Nidia Gongora (Quantic, Ondatropica) ou du producteur Patchworks (Voilaaa), le globe trotter bordelais repart à la recherche de nouveaux terrains de jeu, aux cotés du rappeur Greg Frite (ex-Triptik), du chanteur haïtien Kephny Eliacin, ou encore de Laurène Pierre-Magnani (Lord Rectangle) et Cindy Pooch (Tikaniki). Il évolue, surprend, tout en restant fidèle à ses deux fondements : le souffle et la danse.

Là où d’autres musiciens se font connaître petit à petit, The Bongo Hop est arrivé, lui, dans le « musique jeu » de nulle part, tel un matelot clandestin échappé de son navire, à l’image de Keubla, son héros BD 80s estampillé Jano. Débarquant à Lyon d’un long exil à Cali (Colombie) avec ses compositions sous le bras, il avait alors croisé la route du producteur Patchworks. Comme une digue cédant sous la poussée des eaux, celui qui commençait à peine à jouer de la trompette noyait le studio avec ses compositions, où ses influences colombiennes et ouest africaines se révélaient sous un jour nouveau. Les souvenirs d’une vie à Cali, passés au filtre du quotidien, brillaient d’un éclat plus fort encore, dans la grisaille du retour en France. A Lyon, entre le métro et son domicile, le trajet sous la pluie en rêvant du lointain soleil du Valle, voyait naitre les compositions du pt. 1 qui n’avaient pas eu le temps d’éclore en Colombie.

Tout comme Keubla, marin tricard partant à la conquête du monde, The Bongo Hop a ensuite pris la route, pour une tournée de près de 80 dates ! Puis ne pouvant revenir en Colombie, il a finalement bifurqué dans ses voyages vers d’autres directions : Tanzanie, Cap Vert… avec à chaque fois une pensée, dans des moments musicaux glanés ça et là au gré des rencontres, pour l’AfroColombie qu’il a habitée et explorée. Comme une envie de s’y transposer à travers chaque nouveau voyage.

Cette tension, qui émerge d’être ici tout en voulant être là bas, fait écho à celle qui, lorsqu’il vivait à Cali, l’habitait déjà, tandis qu’il passait ses nuits à faire danser ses amis salseros sur l’afro beat ou le cavacha qu’il mixait. En leur faisant découvrir, pendant ses soirées Republica Calicuta, les sons de Johnny Bokelo, Amadou Balaké ou Maroon Commandos, cette envie de voir ici se transformer en là bas sonnait déjà comme une sorte de mantra. Pouvoir être le témoin de ce moment où – alors qu’elle incarnait déjà dans son mode de vie tropical certaines facettes du continent noir sur le sol américain – Cali devenait Douala ou Cotonou, alimentait sa foi de mélomane. Mais aussi ses rêveries, lorsqu’il contemplait la jungle des Farallones de Cali calé au creux d’un slow abidjanais. La recherche de cette correspondance universelle entre les paysages, les mélodies et les rythmes, nourrissait cette recherche de collecteur de sons. Elle traverse aujourd’hui Satingarona pt2, un album qui échappe encore aux classifications.

Etienne Sevet : composition, trompette, chant / Paul Charnay : claviers, programmation / Greg Boudras : batterie, chant / Boris Pokora : saxophone, chant / Cindy Pooch: chant, percussions / Mario Vargas : percussions, chant

00h00 JAMES STEWART

DJ spécialiste des musiques de l’Atlantique Noir. Il a emprunté ce terme au sociologue anglais Paul Gilroy (1993). Préférant ce terme à « musiques noires », il envisage les musiques de cette espace géographique comme un ensemble cohérent d’une grande richesse culturelle. Il est Dj Résident et co-programmateur des Soirée Black Atlantic Club au Sucre (Lyon) : Pat Thomas, Jupiter Okwess, Vaudou Game, Batida, Family Atlantica, Ebo Taylor, Orlando Julius & Heliocentrics, Laurent Garnier, Auntie Flo, MCDE, Raoul K…. Il a participé à de nombreux festivals (Wordwide Festival de Gilles Petterson (Sète et Leysin), Nuits Sonores, Jazz à Vienne, Tribu Festival, Invits de Villeurbanne…. Il est par ailleurs membre du Voilaaa Sound System.
Membre actif et programmateur des soirées du collectif Palmwine Records, il est le fondateur du blog Afrosouldescarga et anime une mixtape consacrées à ces musiques de “l’Atlantique Noir” sur Nova Lyon. A collaboré entre autres avec Radio Grenouille (Marseille), Radio Nova (pour Nova mix, Néo Géo). Il donne aussi des conférences sur le sujet : Tribu Festival 2012, Musée Africain de Lyon 2013, Jazz à Vienne 22012 avec Manu Dibango, Cave à Jazz (Smac 07) 2014, Salif Keïta (Auditorium de Lyon 2016)…
Producteur, percussionniste son premier EP-Cotonou est sorti le 8 juin sur le label suisse Alma Negra. « Cotonou », le morceau titre de l’EP est en rotation (3 diffusions quotidiennes), notamment, sur Radio Nova, et a été playlisté, avec « Mugara Ndega » sur la BBC dans l’émission de Tom Ravenscroft, dans Le Worldwide Radio Show de Gilles Petterson ainsi que par de nombreux Djs de la scène « Global Grooves » : Simbad, Nomad, Hugo Mendez, Mr Bongo, Mawimbi, Gilles Petterson, Beauty & the Beast, Mehmet Aslan, Voilaaa…